• Désert de Dunétoile

    Un très vaste désert, aussi grand qu'Ethanor à lui tout seul. Rares sont les personne à en tenter la traversée, et plus rares encore celle qui arrivent au bout.

    Désert de Dunétoile

    Pourtant, des gens vivent dans ce désert : les peuplades nomades, éleveuses de dromadaires et de chèvres. Et aussi les trafiquants d'esclaves et les contrebandiers de Fa'ar Almadina, mais ça, c'est autre chose.

     

    Grande Oasis

    Fa'ar Almadina


  • Commentaires

    1
    Samedi 3 Novembre à 16:51

    L'Epervier approchait des côtes alors que le soleil déclinait à l'horizon. Ici, des falaises de granite, des rocs, des pointes, des criques, et encore des cailloux... Il fallait repérer la discrète baie qu'on leur avait indiqué pour décharger la "marchandise". Non, vraiment, on ne s'improvisait pas contrebandier aussi facilement...

    Suivant les indications cartographiques, Zamarrid fit passer le navire entre deux barres de récifs en priant pour qu'on ne se soit pas moqué d'eux... ou qu'elle ne se soit pas trompée dans ses calculs.

    Mais non. Tout se passa bien. D'aspect impraticable, la baie leur ouvrit bientôt les bras et il purent jeter l'encre à moins de 300m du rivage.

    - Mettez les canots à la mer. On envoie une délégation avant de débarquer les esclaves, je n'ai pas entièrement confiance.

    Une sorte de camps de fortune était visible depuis la plage, avec des habitations sommaires et des tentes en cuir, quelques animaux, et un nombre d'humain impossible à définir de là où se tenaient les pirates. Sans doutes les trafiquants qui attendaient les différents navires négriers.

    2
    Samedi 3 Novembre à 18:16

    (et la France est Winner aux championnats le plus important d'equitalyon ! Contre des suédois, des espagnols, des italiens et même des américains ! Le suspense en direct était génial !) 

    Eldfyne se tenait pour le moment tranquille. On sentit le bateau se stopper sans cesser ses mouvements face aux vagues qui faisait en vomire plus d'un. Les esclaves trampaient dans leur vomi. Heureusement, Eldfyne avait l'estomac bien accroché même avec l'odeur nauséabonde. Le bateau tanguait maintenant bien plus a l'arrêt et it sortir le peu de repas mélangé de beaucoup de salive a plus d'un. 

    3
    Samedi 3 Novembre à 18:30

    (Ha ouais ? Bon... Cool alors. J'avoue que je ne suis pas trop ce genre d'évènement...)

    Le hommes chargés de surveiller les esclaves se tenaient toujours à distance. De la nourriture et de l'eau continuait d'être apportées, mais l'idée de maintenir l'hygiène avait été abandonnée. Les marins croisaient juste les doigts pour s'en débarrasser rapidement.

    Au bout de plusieurs longues minutes, des pirates virent détacher les esclaves de la cale. Ils avaient toujours les mains liées, mais ils pouvaient à nouveau se lever et se déplacer... sous les ordres de leurs ravisseurs.

    On les fit monter sur le pont, où ils voyaient pour la première fois depuis trois jours la lumière du soleil couchant. Des canots les attendaient à l'eau pour rejoindre le rivage.

    4
    Samedi 3 Novembre à 19:28

    (moi non plus mais on était a Équitalyon alors forcément, on a regardé ihih ) 

    Tout le monde se laissa prendre avec un tentinet de soulagement et beaucoup de peur. 

    Elfryne suivit le mouvement, en tête d'une queue de 4-5 personnes destinées à monter dans le premier radeau, probablement. La lumière du jour l'aveugle et lui réchauffa agréablement la peau. Elle prit un petit temps pour fermer les yeux tout en avançant. Puis, une fois que ses pupilles furent habituées a la lumière bien plus agréable que la sombre cave.  Elle découvrit pour la deuxième fois le pont du bateau. Vous allez souffrir bande de pirates. songea t-elle en espérant presque qu'un psychique traînait dans le coin. 

    5
    Samedi 3 Novembre à 19:41

    (Equitalyon ? C'est pour ça que tu disais que tu avais un week-end chargé ?)

    Le premier groupe fut poussé sans ménagement vers le bastingage. On leur délia les mains et leur désigna avec force gestes le canot qui les attendait en bas. Il fallait descendre une échelle le long de la coque pour l'atteindre, et là un pirate les attendait déjà.

    6
    Samedi 3 Novembre à 19:58

    (entre autre, oui) 

    Elfryne passa en première en sentant les regards appeurés de ses congénères. Elle continua dans la lancée imposée par les trafiquants et descendit... Lentement. Très lentement pour espérer donner un petit moment a ses amis. 

    7
    Samedi 3 Novembre à 21:43

    ("Entre autres" ?)

    Comme elle était au milieu de l'échelle, l'homme dans le canot n'avait d'autre arme que sa voix tonitruante pour la presser d'accélérer. A force de patience, tout les esclaves du petit groupe furent enfin à bord, et un second pirate fermait la marche. Tandis que le premier commençait à ramer vers la plage, l'autre rattachait les liens des prisonniers.

    8
    Samedi 3 Novembre à 22:55

    (bof... Je ne dors pas chez moi (donc pas d'ordinateur) et j'ai une fin de devoir a faire) 

    Eldfyne s'assit et regarda la berge avec appréhension. Pour le moment, ils était encore uni, mais après ? 

    9
    Dimanche 4 Novembre à 09:34

    Ils furent amenés jusqu'à la plage. Là, un pirate resta avec eux tandis que l'autre ramenait le canot au bateau pour aller chercher le reste.

    Il attendirent bien une heure ainsi, entre les allez-retours, que toute la "cargaison" soit déchargée. Zamarrid rejoignit la plage elle aussi et laissa l'Epervier sous l'autorité de son second.

    Quelques hommes du camps s'étaient amassés non loin, par curiosité. Certains murmuraient entre eux, faisant sans doute déjà des plans sur les esclaves les plus impressionnants. Étonnement, il n'y avait pas que Tamariens dans le lot, mais aussi des hommes et des femmes à la peau claire comme à Ethanor.

    Au vu de son équipage hétéroclite, Zamarrid n'avait aucun problème pour le métissage. Elle-même Tamarienne, son second était pourtant un blond aux yeux bleus on ne peu plus clair. Elle savait que dans certains lieu l'acceptation se faisait plus difficilement... pas ici apparemment. Les esclaves d'un côté, les maîtres de l'autre. Pourquoi se jauger à la couleur de peau avec une échelle sociale déjà si bien définie ?

    Enfin, on leur autorisa à remonter la plage avec leurs esclaves. Le camps était là-haut, sous quelques arbres rachitiques qui donnait une ombre de fortune, s'étalant comme une gangrène brune le long de la côte. Maintenant qu'elle s'en approchait, la pirate se rendit compte qu'il était plus vaste qu'elle l'avait pensé alors.

    10
    Dimanche 4 Novembre à 10:55

    Elfra fut ligotée de force une nouvelle fois, ainsi que tous les autres et montèrent de force la butte. 

    Elle regardait d'un œil critique les personnes présentes. Les blancs lui étaient détestés.  Car les seuls qu'elle connaissait étaient des esclavagistes, des violance, des intrus, des trafiquants. Des sans coeurs, des racistes. A la première issue, on s'enfuit. 

    11
    Dimanche 4 Novembre à 11:12

    Les esclaves furent regroupés dans un coin. Zamarrid parlait avec trois trafiquant, et apprit bien vite que l'achat se ferait le lendemain matin, aux enchères. Elle allait devoir rester toute la nuit au sol et se charger de la surveillance des esclaves. Pas de feu la nuit, pour ne pas attirer les patrouilles, et des températures glaciales. Merveilleux.

    Elle revint vers ses quelques hommes pour leur annoncer la nouvelle, et il firent déplacer à nouveau leurs prisonniers vers l'intérieur des terres. La capitaine voulait s'éloigner au maximum du centre du camp pour éviter les odeurs d’excréments, de chèvre mouillée et de poisson pourri.

    12
    Dimanche 4 Novembre à 13:39

    La nuit tombait peu a peu. Elfryne attendait toujours sagement. Trop sagement. 

    Elle détaillait d'un œil mauvais de combattant chaque personnes. Puis s'assit a nouveau a l'endroit désignée. 

    13
    Dimanche 4 Novembre à 13:44

    Pas de feu pour la nuit. Ils étaient donc plongés dans la quasi-obscurité, seulement éclairé par les étoiles et la lune gibbeuse. Comme sur le bateau, les pirates se relayaient pour surveiller leurs prisonniers, mais ils paraissaient moins à l'aise que sur leur navire. Ici, ils étaient entourés d'étrangers dont certains ne parlaient même pas leur langue, dans un camps se rapprochant plus du taudis entretenu par des trafiquants de vies humaines. Ce n'était pas leur milieu.

    14
    Dimanche 4 Novembre à 15:46

    Tout le monde se mit a grelotter. La température descendait peu a peu a 0 degré. Les indiens, futurs esclaves, s'etaient blottis entre eux et essayaient de dormir. 

    Elfryne avait succombé à la fatigue, maintenant que le bateau ne lui soulevait plus le coeur, et que les températures étaient plus agréabe. Même si elle était habituée aux températures humides de la forêt, celles-ci étaient chaudes et seches. Certains toussaient, les poumons asséchés. Plus tard dans la nuit, le froid réveilla l'éternelle indienne, au sommeil Legé. Elle se leva sans tirer sur celui avec qui elle était accrochée. Ses jambes étaient endoloris, des fourmis lui chatouillait les doigts de pieds et le froid lui glaçait sa peau noire, vêtue de simples peau de bêtes fines, ouvert sur le ventre et aux jambes ainsi qu'aux bras, adapté pour la saison chaude de chez elle. Et non pour un froid de désert. Elle avait besoin de marcher un peu et devait trouver une excuse pour se défaire des liens de ses congénères. 

    15
    Dimanche 4 Novembre à 16:07

    Les pirates se relayaient pour monter la garde. Pour ceux qui restaient éveillés, la nuit paraissait longue. Interminable. Quand ils aurait pu simplement boire sur le pont de l'Epervier sur les eaux tempérées du Détroit...

    16
    Dimanche 4 Novembre à 16:19

    La jeune femme commença a remuer et s'énerver un peu. Ses liens étaient serrés et la gênait, bougea ses jambes comme pour faire partir les fourmis et se dendina légèrement sur elle même. Pas assez de bruit. Elle décida de tirer un peu sur les liens en bougeant pour gêner celui avec qui elle était attachée en premier. L'autre se réveilla. 

    - Eldfyne, tu n'es toujours pas fatiguée ? Reposes toi donc un peu le temps que c'est calme. 

    - Je sais. Il fait trop froid. Répondit-elle d'une voix normal, sans murmure. 

    - il faisait moins froid qui tu te collais a nous. 

    - Non, j'ai besoin de marcher. 

    - il ne te laisseront jamais marcher. Encore faut-il que t'arrive a leur faire comprendre... 

    Elle haussa les épaules et regarda a nouveau autour d'elle. 

    17
    Dimanche 4 Novembre à 16:37

    Les deux marins de gardes avaient tentés de jouer aux cartes pour tuer le temps, mais en l'absence de feu ils n'y voyaient rien. Le mouvement du côté des esclaves attira leur attention et l'un des deux se leva pour voir de quoi il s'agissait. Comme ils étaient tous toujours attachés et visiblement calmes, il grommela dans sa barbe et n'insista pas.

    18
    Dimanche 4 Novembre à 16:49

    - hé ! Interpella t-elle plus doucement avant qu'il ne reparte. 

    L'autre indien reposa la tête sur l'épaule de son ami en refermant les yeux, bien lasse. Eldfyne lui jeta un coup d'oeil alors que son cœur se serra. ne baissez pas les bras, ne les baissez pas... suplia t-elle silencieusement avant de se reconscentrer sur le pirate. 

    Elle était désarmée, et ne pouvait décidément pas espérer s'enfuir sans faire face. 

    (Est ce qu'on garde la barrière de la langue...? Alors qu'on est en Tamarie depuis le début ?)

    19
    Dimanche 4 Novembre à 17:28

    (Les indiens ne parlent pas la memê langue... J'avais une idée pour abolir cette barrière, mais je ne sais pas encore combien de temps elle va mettre pour s'installer...)

    Le pirate se tourna à nouveaux vers les aborigènes lorsque l'appel retentit.

    - Quoi ? C'est quoi encore le problème ? Vous ne pouvez pas dormir comme tout le monde ? Vous pensez peut-être qu'y fait moins froid de not' côté?

    20
    Dimanche 4 Novembre à 17:54

    (ah... ) 

    Elle ne comprit évidemment rien et en plus de grelotter comme une pauvre feuille, elle se dendina un instant les jambes serrées pour essayer de se faire comprendre. Aller gros nigo, ça te changera un instant. Tu dois tellement t'ennuyer. pensa t-elle en ayant envie de le dire a voix haute mais s'était inutile...

    21
    Dimanche 4 Novembre à 18:05

    (Tu avais vraiment envie de communiquer ? On peut dire qu'il est psychique...)

    Le marin tentait de percer l'obscurité, sourcils froncés, pour déterminer qui avait parlé. Il discernait tout juste des silhouettes entassées et grelottantes, de pauvres types qui allaient être vendus le lendemain comme des meubles. 

    22
    Dimanche 4 Novembre à 18:21

    (je sais pas mais c'est handicapant quand même.) 

    Elle le vit, du moins sa silhouette sans bouger entraîner de chercher. Hé ho ! Tu es aveugle ou quoi ? Vient la ! elle était tout de même debout par rapport aux autres. je ne suis pas si noire que ça quand même ! Si ? elle devait trouver autre chose car apparemment, ce pirate n'avait pas l'impression de vouloir bouger, ce gros tas d'alcool (jugement de ce qu'elle a entendu la veille sans se soucier s'il en faisait partit ou non) 

    - Mais vient la, tu peux tout de même m'emmener me vider plus loin. Tu as envie de sentir les odeurs où quoi ? Et vu ce qu'on a eut a manger, ça va pas être de la rose ! Fit-elle alors d'un ton irrité et impérieux, autoritaire. 

    23
    Dimanche 4 Novembre à 18:30

    (Effectivement. Après, en fonction de comment ça évoluera... bah, on verra. En attendant on va dire que celui-là est psychique, ça nous simplifiera la vie.)

    Il repéra enfin la femme qui parlait. En remarquant qu'elle s'était relevée, il eut d'abord comme réflexe d'approcher la main de son arme. Il était psychique faiblement doué, mais assez pour tenter de la contacter.

    "Qu'est tu veux toi ? Tu sais pas te tenir tranquille comme tes copains ?"

    Hasard ou non, c'était l'homme qui s'était interposé dans la cale il y a quelques jours de cela. Il n'avait pas une réelle sympathie pour ces esclaves, mais peut-être un brin de... pitié ? Si bien que malgré l'apparence agressive du ton, il n'était pas réellement menaçant.

    24
    Dimanche 4 Novembre à 18:41

    (ok cool) 

    Eldfyne remarqua son geste mais décida de continuer malgré la méfiance palpable. Mais il avait eu un contact qui lui permettait de lui parler dans les deux langues. Elle eu un moment d'euphorie a l'idée de communiquer avec ses hommes aux habitudes étranges d'en enfermer d'autres. Elle se calma bien rapidement, trop gelée pour se réjouir de quoi que ce soit. 

    - Je suis une trafiquante enchaînée. Répondit-elle d'un ton ironique, très appuyé pour qu'il le comprenne. 

    - hé non, je ne peux plus me tenir tranquille. Le temps que monsieur est bien au chaud sous ses peaux de bêtes trafiquées, nous on a froid et j'aurais besoin d'aller me vider. Je doute que tu ais envie de sentir les odeurs n'est ce pas ? 

    Lorsqu'elle avait évoqué l'idee du froid, ses mains s'étaient enroulées autour de son ventre nus pour appuyer ses paroles. Sa voix etait cassée par le grelottement de sa mâchoire qui faisait claquer des dents. Ses yeux aussi blancs que la lune le fixait d'un air pauvre et suppliant. Elle avait une sorte de rictuse discret qui tirait ses traits du visages en coquinerie. Mais c'était très, très minime. Elle devait mettre toutes les chances de son côté et était prête a jouer toutes les cartes. 

    25
    Dimanche 4 Novembre à 18:59

    "J'ai pas le droit de vous détacher. C'est les ordres."

    Cependant, il n'était pas si loin de céder. Il était lui-même né sur l'Île Pirate, et avant de prendre la mer il avait vécu dans des conditions pas si éloignées de l'esclavage.

    "On a supporté votre odeur pendant deux jours. On tiendra bien quelques heures de plus."

    Surtout que au vu de l'ambiance générale du camps, ça n'allait pas changer grand chose.

    26
    Dimanche 4 Novembre à 19:09

    - c'est votre faute cette odeur, pas la nôtre. Et avec un peu d'humanisme, vous devriez comprendre que même mes amis ne souhaitent pas dormir avec l'odeur... Être vous vraiment humain pour nous infliger tout ça ? Pourquoi le faites vous ? 

    Cette fois, malgré le grelottement qui secouait sa pauvre silhouette d'une finesse, ou maigreur, impressionnante. Et si elle chopait froid pendant la nuit, elle se vendrait sûrement moins cher le lendemain. 

    - parle moi, s'il te plaît. J'ai l'impression que nous, si bien appelé sauvage par vous, nous sommes plus humains que vous car jamais un homme de notre tribu n'a pensé infligé a un autre être vivant un tel dédain. 

    Pourquoi tous les hommes ne pouvaient pas avoir pitié ? Pourquoi est ce que certains étaient galants envers certaines et pour les autres, il les battait et les laissait manger de la herbe ?

    27
    Dimanche 4 Novembre à 19:28

    "Je n'ai pas dis que c'était votre faute, grommela-t-il mentalement, j'ai dis que je ne pouvais rien y faire. Si je vous détache et que vous filez, je peux tout perdre."

    Il sentait qu'il ne devait pas discuter, qu'elle se jouait de lui pour l'amadouer. Mais il ne pouvait pas vraiment s'en empêcher : maintenant qu'il avait prit contact avec elle, son don de psychique lui envoyait autant ce qu'elle ressentait que ce qu'elle voulait lui dire. Il connaissait sa détresse, son froid, son dégoût pour ses ravisseur, et... son besoin urgent de se vider. Il n'avait rien à y répondre. Il obéissait à des ordres, espérait simplement que plus jamais sa capitaine ne les ferait tremper dans l'esclavage. Il était rentré dans un équipage de pirate pour faire de la piraterie, pas... ça.

    28
    Dimanche 4 Novembre à 19:54

    Et que je file sans mes congeneres ?! Vous devez pensez bien égoïste pour songer à ce genre de fuite. Je suis une Moun An'ala, la lâcheté n'est pas de notre ressort. repondit-elle en songeant pour ne plus se donner la peine de parler. 

    Et ce qu'elle avait demandé plus tôt était sincère, elle voulait savoir. Mais ses paroles la changèrent aussi. Il ne faisait pas ça part son bon vouloir mais parce que son chef l'obligeait. Elle aurait voulu le tuer une fois là-bas mais maintenant, elle était un peu plus brouillée. Il lui inspirait une autre pitié, mélangée a l'évidente haine d'avoir contribué à son déchirement avec son territoire. 

    On a peur, on a froid, on est matraqué mentalement et je suppose que la souffrance physique ne va pas être une option (elle désigna sa joue, qui ne devait être qu'un minuscule appercue de ce qui les attendait), vous pouvez bien nous accorder cela non ? 

    29
    Dimanche 4 Novembre à 20:15

    Il regarda du côté des tentes. Des mouvements étaient visibles là-bas aussi, des esclavagistes allaient et venaient dans le camps.

    "Ils sont aussi étrangers pour moi que pour vous. Je ne veux pas me faire saigner comme un cochon pour avoir l'air d'un voleur."

    Auprès de ses compagnons, il pouvait avoir une certaine confiance. Et en restant bien à son poste il avait une illusion de sécurité. Pas question de s'éloigner du groupe pour cette femme qui n'avait... quoi ? Rien de plus que le autres. Plus de cran, peut-être, pour oser le demander. Mais c'est tout.

    30
    Dimanche 4 Novembre à 21:09

    qui a parler de village ? Je n'ai pas envie d'y aller non plus. Et je pense que cette étrange plaine jaune et aride est assez grande pour qu'on s'éloigne un peu, que je vide et qu'on revienne pour que je puisse m'allonger a nouveau et te laisse tranquille. Attache moi corps et mains à toi avec une autre corde si cela te rassure. Mais je le répète, je suis une Moun An'ala, chef de troisième rang et premiere de chasse. Remplaçante numéro une dans l'apprentissage de combat en cas d'empêchement. Fille de l'ancien grand chef. Abandonner les miens maintenant est inenvisageable. Et je vais même te dire qu'après ma revente, ou au moment de vente, je prendrais la première faille pour semer la pagaille. Clair ? Mais tu me fais pitié, tu m'as défendu hier, je ne veux pas te rendre responsable. Même si vous, vous n'avez pas de parole, moi, j'en ai une. Et qu'une seule. 

    Elle espérait avoir été convainquante cette fois. Elle avait sous entendue qu'elle ne laissera personne tranquille cette nuit du moment qu'elle n'y sera pas aller. Elle a clairement fait comprendre qu'elle n'allait pas se laisser faire et qu'elle avait juste attendu le moment sur terre, plus particulièrement le moment d'échange, qui était plus délicat pour tenter. Que même après la vente, elle essayera encore. Elle venait d'expliquer l'importance de la parole et promesse dans sa tribue et que ce n'était pas une lâche. Elle lui avait donner une solution pour pouvoir s'éloigner tranquillement. Plus tôt, elle avait jouer la carte de la pitié. Et si ça ne marchait toujours pas, sa rudesse d'esprit (qu'on devinait facilement) comptait bien l'ennuyer toute la nuit s'il le fallait. Elle voulait avoir le dernier mot, c'était comme ça qu'elle avait été haute gradée chez elle et c'est comme ça qu'elle procéderait toujours. 

    Maintenant, elle voulait juste vider son pauvre réservoir sans ennuyer qui que se soit, etais-ce trop demandé ? Et l'échange non agressif avec l'homme lui avait fait changer d'avis sur son premier plan. Maintenant, ce qu'elle demandait était sans arrière pensée. 

    31
    Dimanche 4 Novembre à 21:30

    L'homme grimaça. Il ne voulait pas être à la place de l'esclavagiste qui achèterait cette femme. Il espérait juste qu'elle attendrait bien de changer de main pour "semer la pagaille". Elle était déjà bien irritante comme ça.

    "J'ai bien compris, mais si on me vois m'éloigner..."

    Le sous-entendu dans son esprit était assez compréhensible : avec son compagnon toujours éveillé qui grelottait à quelques pas de là, il ne pourrait pas la faire s'éloigner sans être vue. Et il risquait de passer pour un traitre.

    32
    Lundi 5 Novembre à 19:21

    Tu ne peux pas lui dire ? C'est ton camarade après tout. Tu lui expliques les précautions que tu vas prendre. 

    cette fois, elle perdait patience. Le voit si hésitant... Elle ne voyait pas pourquoi c'était SI compliqué de l'emmener plus loin et la ramener après...

    33
    Lundi 5 Novembre à 21:28

    Le pirate fini par céder, bien que visiblement à contrecœur. Il regrettait d'avoir permit le contact avec cette femme et n'aspirait plus qu'à retourner se pelotonner dans un coin pour finir sa nuit.

    Il en parla donc à son camarade qui lui rit bien sûr au nez, mais ne l'en empêcha pas. Pour la première fois de son existence pourtant mouvementé, il escorta donc une esclave faire ses besoins dans le désert.

    "J'espère que tu te rends bien compte qu'on ne peux pas faire ça pour tout tes petits camarades."

    34
    Mardi 6 Novembre à 07:30

    Elfryne attendait sagement puis se laissa ligoter pour se faire emmener. Je vois pas pourquoi, vous vous ennuyez tellement. elle marcha tranquillement. Ça faisait tellement du bien de pouvoir bouger. Bien que le froid la faisait trembler. Ses muscles avaient même des spasmes. 

    dis, pourquoi tu l'as empêcher de me frapper la dernière fois ? 

     

    35
    Mardi 6 Novembre à 07:55

    Le pirate se mordillait la lèvre. Mauvaise idée : en l'humidifiant il allait avoir encore plus froid.

    "C'est une brute épaisse. Il doit apprendre que tout ne se résout pas par un coup de poing dans un nez."

    Ils étaient assez loin maintenant. Au lieu de poser des questions existentielles, elle ne voulait pas faire sa commission ?

    36
    Mardi 6 Novembre à 08:09

    C'est gentil. 

    Elle s'arrêta quand la nuit masquait le tas de ses congénères et s'éloigna un peu de lui et attendit qu'il lui tourne le dos. 

    37
    Mardi 6 Novembre à 08:22

    Il ne tourna pas le dos. Être gentil, pourquoi pas. Être idiot, non. Et si madame faisait des difficultés, tant pis pour elle. Avec l'obscurité, il ne voyait pas grand chose de plus qu'une ombre de toute façon?

    38
    Mardi 6 Novembre à 10:07

    Eldfyne n'y tenait plus et décida de faire. De toute manière il ne pouvait rien voir. Elle se redressa ensuite et reprit le chemin du retour, de manière très, très lente. 

    39
    Mardi 6 Novembre à 18:33

    Le pirate la reconduisit, sans baisser son attention. Il était même particulièrement tendu, avec l'impression de ne pas être dans son bon droit... ou d'être un imbécile.

    Lorsqu'ils arrivèrent à nouveau au camps, il passa un long moment à refaire un nœud correct à Eldfyne, l'obscurité ne l'aidant pas.

    40
    Mardi 6 Novembre à 18:58

    Tu vois, je ne t'ai rien fais le temps de la route. fit-elle en lui présentant ses mains pour qu'il les lui ligote a nouveau. Mais elle gesticulait un peu trop, ce qui, en plus de l'obscurité, n'aidait pas le pirate. 

    41
    Mardi 6 Novembre à 19:10

    "Ouais, encore heureux. Je me suis quand même déplacé pour que madame puisse aller pisser un coup. Ho, et tiens-toi tranquille. Et essaye de dormir tiens, t'auras bien besoin de ça."

    Il avait les nerfs à vif, comme tout le monde ici. Les marins n'étaient pas dans leur milieu, encore une fois, et les esclaves avaient tous une petite idée de ce qui les attendaient le lendemain.

    42
    Mercredi 7 Novembre à 08:09

    Elle ne répondit rien et fit mine de se calmer. Quand le noeud de ses poignets fut prêt, avant qu'il ne puisse la rattacher aux autres, elle agit. Avec force, elle lui arracha le dernière noeud des mains et lui envoya ses doigts dans les yeux. Pas assez fort pour le rendre aveugle a jamais mais assez pour l'aveugler un instant. Elle n'attendit pas que le coup de la surprise passe pour passer ses mains au dessus de sa tête et le retourner, comme si elle voulait lui faire un câlin dans le dos. Seulement, la corde a ses poignets lui servait d'etrangleurs. Elle serra aussi fort qu'elle le pouvait et le mit a terre d'un coup de pied dans l'articulation du genoux. Ce mouvement brusque suffit a ceux autour d'elle pour se réveiller. Un d'eux agit vite et se rua dessus pour lui fourrer un bous de sa cape dans la bouche et éviter les cris audibles et lui cracha d'étranglement. Un autre se mit a tousser sec pour imiter le premier bruit d'étranglement et le faire passer pour une toux de malade esclave. Ils attendirent que l'homme ne bouge plus. Je ne te tuerais pas. Ne t'en fais pas. Je vais juste attendre que tu perdes connaissance. 

    Malgré les belles paroles et promesses, elle avait promis a son peuple de le protéger et tout faire pour les libérer. Elle avait tenu sa promesse envers le trafiquant pirate : elle ne lui avait rien fait le temps de la route. Mais maintenant, elle avait un devoir a accomplir. 

    - on va se faire tuer. Chuchota l'homme qui bâillonnait le pirate, tellement doucement qu'elle dut elle même du mal a comprendre. 

    - t'en pis, il faut tout essayer pour vous libérer. 

    Le pirate ne pouvait plus crier ni suffoquer rapidement, l'homme malade cessa sa toux pour ne pas qu'elle dur trop longtemps et réveil des soupçons. Heureusement, la nuit était noire. 

    Encore gigotant, Eldfyne ordonna doucement a celui de droite. 

    - prends ses armes. 

    Aussitôt dit, aussitôt fait, il essaya de le dépouiller. 

    43
    Mercredi 7 Novembre à 12:29

    Le pirate n'eut rien le temps de faire. Étouffé, immobilisé, aveuglé... totalement prit de court, il n'eut pas le temps de lutter. Il se débattait encore vaguement pour tenter de ses défaire de la prise de Eldfyne, mais il était en position trop désavantageuse.

    A quelques mètres de là retentit la voix inquiète de son camarade.

    - Marcos ? Tout va bien ?

    Il avait perçut une agitation inhabituelle du côté des prisonniers sans se rendre compte de ce qui était arrivé à l'autre garde.

    44
    Mercredi 7 Novembre à 12:44

    Elfryne tourna la tête vers la source de la voix. 

    - vite, vite. Pressa t-elle alors sur l'homme finissait de récupérer l'épée et (couteau ?) 

    La troisième chef de la tribue lacha le pauvre Marcos en culpabilisant un peu mais ne laissa pas le temps de réfléchir qu'elle le passa à celui qui le bâillonnait pour s'assurer qu'il était hors d'atteinte et présenta ses mains a celui armé qui s'empressa de lui défaire. En attendant, Eldfryne vérifia que son congénère ne se levait pas maintenant. Tout juste quand il se décida d'aller voir ce qu'il se tramait, les liens se fandirent. 

    - Je m'éloigne, fait pour qu'il vous regarde. Je reviens. 

    Et sans attendre que le deuxième pirate puisse la voir, elle s'eloigna rapidement et discrètement. L'autre n'eut pas le temps de répliquer qu'ils risquaient la mort si le pirate se prenait de fureur qu'elle était déjà partit avec l'épée. Une arme pas vraiment vu dans la jungle mais le principe restait le même : le tranchant dans le corps. 

    45
    Lundi 12 Novembre à 17:33

    Au bout de longs instant sans réponse, le camarade inquiet se leva à son tour.

    - Marcos ?

    Maudissant les ombres qui lui cachaient la globalité de la scène, il tira son sabre.

    - Hey, vous. Tenez-vous un peu tranquilles, fit-il d'un ton sec aux prisonniers sans voire Elfryme s'éloigner.

    Quelque chose clochait, qui le rendait de plus en plus nerveux.

    46
    Lundi 12 Novembre à 17:39

    Elfryne se tapis dans le sable froid. Elle attendit quelques instant. Plus elle voyait le deuxième pirate se concentrer sur la scène et lui tourner le dos, plus elle se rapprochait en rampant à moitié, à moitié à quatre pattes comme si elle chassait, cachée sous le feuillage. 

    Les autres furent prit de panique, surtout en voyant le pirate s'approcher le sabre à la main. L'homme qui avait bâillonné Marcos (je l'aime bien marcos) lui retira rapidement le tissu pour ne pas être soupçonné et prit un air paniqué. Il avait comprit où voulait en venir la troisième cheffe. Lança des mots incompréhensible mais au ton désemparé, il voulait faire croire à leur impuissance devant la scène. Que l'autre avait dut faire un malaise.  

    47
    Lundi 12 Novembre à 18:22

    Le pirate s'approcha encore. Il maudissait les trafiquants et leur interdiction au feu. Il maudissait les esclaves et les esclavagistes, et leur capitaine de les avoir envoyés dans cette galère. C'était rare qu'il s'en prenne ainsi au monde entier, mais le froid avait bien entamé sa bonne humeur de la soirée.

    - Marcos ? Qu'est ce que vous lui avez fait bande d'emplâtres ?! ("bande de sauvages" aurait été plus juste, mais je voulais faire honneur au Capitaine Haddock)

    Il ne comprenait pas encore bien la situation, mais gardait son sabre tiré. Il ne s'était toujours pas rendu compte de l'absence de la femme dans le lot.

    48
    Lundi 12 Novembre à 20:10

    Elfryne s'assura qu'il paniquait sur son ami mais ne tarda pas, pour éviter qu'il ne repère son  absence. Elle se lança d'un seul coup, elle ne chercha pas midi à 14h, celui-ci était celui qui l'avait frappé. Elle lui enfonça l'épée dans le dos de bas en haut de manière à ce qu'il aille transpercer le cœur. La pointe ressortie avant le cou. L'indienne le laissa tomber au sol et récupéra son épée (à moins qu'il ne l'ai entendu arrivé malgré les plaintes de l'indien ?)

    49
    Lundi 12 Novembre à 20:53

    L'homme ne l'avait pas sentie arriver. Il se penchait pour s'enquérir de la santé de Marcos, quand la lame s'enfonça entre ses côtes.

    Il voulu crier, et sa voix mourut dans un gargouillement humide. Il eut juste le temps de voir la pointe rougie de sang dépasser de sa poitrine avant de s'effondrer sur le sol poussiéreux.

    (*Bonne nuit les petits...*)

    50
    Lundi 12 Novembre à 21:18

    (oui c'est ça he

    Elfryne ne prit pas le temps de la réjouissance. Rien était encore gagné. Mais au moins, ceux-ci ont su, peut être pas longtemps (sauf un qui s'en rappellera sûrement) qu'on ne s'en prenait pas a des Moon An'ala impunément. l'Indienne se baissa alors pour lui prendre son épée et s'occupa de limer les cordes. Celui qui avait le couteau fit de même. 

    - Cour a l'opposé du village. Attends caché derrière une colline. Tous te rejoindrons. Sinon, c'est qu'il y a un problème. Ordonnait-elle en chuchotant a chacun d'eux, ou a un groupe entier. 

    Ceux de derrière voyaient leur conjoint s'enfuir au compte goutte dans un lapse de temps de 10 secondes invitons d'intervalle. (Vu qu'ils sont deux a se libérer.) 

    Elfryne prit le temps de défaire les liens de celui qui avait bâillonné, joué la comédie et qui avait surtout gardé son sang froid tout le long. 

    - Tu prends la tête du groupe derrière la Colline. S'il se passe quoi que ce soit, vous partez, enfuyez vous. Ne vous dispersez jamais et retrouvez le chemin de la maison. 

    Il hocha la tête, honoré d'une tel confiance et détalla a son tour pour rejoindre les 3 personnes déjà en fuite. 

    ( Can I continue ?)

    51
    Lundi 12 Novembre à 21:20

    (Sure. I can't do anything.)

    52
    Lundi 12 Novembre à 21:30

    (demain, bonne nuit ! (Tout le monde dort ahah))

    53
    Lundi 12 Novembre à 21:31

    (Bonne nuit !)

    54
    Mardi 13 Novembre à 06:25

    Elfryne ne craignait que le tour de garde ne change. Enfin, ils allaient sûrement changer le temps qu'ils délivrent tout le monde. C'était inévitable vu le temps qu'ils mettaient et le nombre de personne. 

    A un moment donné, elle rassembla les cordes les plus longues et revint vers le pirate assommé, Marcos pour lui lier les mains derrière le dos et le pieds. Puis, elle lui plia les genoux pour ramener les pieds vers les mains et attacher l'ensemble. Elle le bâillonna a nouveau, bien fort et re partit.

    Il leur restait la moitié a libérer. Une quinzaine. 

    55
    Mardi 13 Novembre à 07:40

    Sans personne pour les réveiller, les autres pirates ne pouvaient pas savoir quand ils devaient prendre leur tour de garde. Mais le froid en était un à lui tout seul...

    Un des membres d'équipage avait eut beaucoup de difficultés à s'endormir. Il somnolait par à-coup, entre rêve et réalité, le tout sans cesser de grelotter. A un moment donné, il décida de se lever et faire les cent pas pour tenter de limiter l'engourdissement de ses jambes. Et c'est là que, bien réveillé, il se rendit compte qu'il se passait réellement quelque chose du côté des prisonniers. Soucieux, il s'approcha lentement. Ne pas réveiller tout  le monde si il n'y avait pas matière à s'inquiéter...

    Là, un esclave quitta les ombres et se faufila un clair de lune du côté des dunes. Rien de plus  qu'un discret serpent passant en un clin d’œil. Mais suffisant pour alerter le pirate...

    56
    Mardi 13 Novembre à 08:16

    Elfryne entendit le mouvement dans la tente. Elle essaya de percevoir mais rien. Seulement, ses oreilles n'étaient pas dupe. 

    - Sauve toi ! Chuchota t-elle précipitemment a celui qui l'aidait. Ce n'était pas un excellent combattant, même très peu, il était encore jeune. La chasse lui réussissait mieux. Il ne serait d'aucun secours ici. Obéissant, il lui donna le couteau et s'enfuit a grandes enjambées. Elfryne se précipita alors vers un bon combattant qu'elle connaissait bien et le libéra. vite vite. elle voyait déjà la silhouette du pirate les observer. Les liens se fandirent. 

    - Il faut improviser maintenant... Je vais essayer de gagner du temps. Libère en le plus possible. 

    Mais elle sentait déjà que c'était peine perdue. Une cri de l'homme et toute la troupe allait rappliquer... Seulement, elle était déjà soulagée : les 19 libres devaient déjà partir en courant. Elle ne doutait pas que celui qui allait les mener arrive a les faire décamper rapidement.

    Elle prit alors le couteau, et se tartina le ventre et les bras du sang du pirate mort. C'était equeurant mais si au moins ça pouvait intimider le nouveau venu... Elle s'approcha sans hésitation, le regardant tête baissée, sourcils froncés pour paraître plus méchante. Ses yeux blancs le fixaient durement. Son doigts vint se porter sur sa bouche pour essayer de lui intimer le silence. 

    un autre homme s'enfuit. Bien que celui-ci n'allait pas retrouver la grosse groupe derrière les collines, il allait sûrement essayer de les attendre plus loin. Ou s'enfuir, tout cour. Loin d'ici. 

    57
    Mardi 13 Novembre à 09:11

    (Qu'elle tente ? Il n'y a pas de tente... Ce sont des pirates, ils ne se baladent pas avec des tentes. Pas grave...)

    Le pirate esquissa un mouvement de recul en voyant surgir la femme devant lui. De toutes les réactions auxquelles il aurait pu s'attendre, celle-ci n'en faisait pas partie.

    Un éclat de lune l'une se refléta sur la lame qu'elle tenait à la main, et il comprit.

    - Aleeer...

    Son cri se figea avec le poing de l'esclave, mais trop tard. Le mal était fait.

    Sortis de leur léger sommeil glacé, les pirates se réveillaient. La plupart en tout cas. Et ils allaient chercher à comprendre ce qui se passait...

    58
    Mardi 13 Novembre à 09:42

    (ah pardon..) 

    Une autre personne était partie pendant ce temps, il en restait neuf. Les hommes se levèrent. Elfryne jeta un coup d'oeil a son coéquipier et attendit l'affrontement de pied ferme. Il fallait plus de temps ! Ils allaient sûrement y laisser leur vie. A moins que la capitaine les prennent quand même a défaut des 20 autres. Son cœur s'accéléra. Une autre fut libérée. Elle s'enfuit également. Huit. 

    59
    Mardi 13 Novembre à 10:13

    L'incompréhension persista encore quelques instants avant que les pirates ne comprennent ce qui était entrain de se passer.

    - Aux armes ! hurla Zamarrid. Arrêtez-les !

    Elle n'avait pas encore pu se rendre compte de l'étendue des dégâts, mais la situation réclamait une réaction immédiate.

    Les hommes avaient tous leurs armes à portée de main. Se fiant aux ombres et aux silhouettes, ils entreprirent d'encercler les esclaves restants.

    60
    Mardi 13 Novembre à 10:22

    Encerclés... Qui résistait vraiment a cela ? C'était le piège des loups. Une attaque trop souvent fructueuse de ces prédateurs. 

    Il fallait attendre encore, de toute manière, Elfryne ne voyait pas d'autres solutions. Se jeter sur eux était idiots, ils gagneraient dans tous les cas. Même le terrain ne pouvait leur être favorable... A noter qu'ils ne se jetaient pas a la poursuite des échappés, qui avaient encore le temps de bien s'éloigner. Elle estima la partie gagner pour ceux ci. Pour le moment. 

    L'homme continuait de libérer a toute vitesse, comme s'il n'avait pas encore vu l'attroupement de pirate. Quand un pirate tentait une approche, Eldfryne bondissait devant lui pour faire barrière. L'activité lui réchauffait ses muscles depuis un petit moment maintenant. Elle ne reculerait pas après tant d'efforts. Une femme, fraîchement libre, se leva et serra les poings. Cette femme repera le corps de Marcos, qui respirait faiblement et de manière saccadée. C'était toujours un otage... Elle se plaça au dessus de lui comme pour menacer les autres d'essayer de le tuer réellement s'ils bougeaient. Mais maintenant, tout était incertains.

    Eldfryne passait du stade prédatrice au stade de proie. Mais sa détermination était toujours présente. Elle ne baisserait jamais les bras. 

    61
    Hier à 18:48

    (hé ?)

    62
    Hier à 20:05

    Tant pis pour les consignes. Zamarrid fit signe à un de ses hommes, élémentaire de lumière. Ce dernier comprit où elle voulait en venir et éclaira la scène d'une lumière blanche. Tout ce qu'il y a de plus simple pour un élémentaire de lumière : de l'énergie pure, sans fioriture, sans réflexion.

    Les esclaves apparurent clairement aux yeux des pirates, et inversement. Zamarrid pesta en se rendant compte de l'amplitude du désastre : plus de la moitié de sa "marchandise" s'était fait la belle.

    Il n'était pas temps de les poursuivre, pas encore. Il fallait mater cette rébellion stupide avant qu'il ne soit trop tard. Elle repéra Marcos, étendu au sol mais apparemment vivant, et l'autre homme de garde qui lui baignait dans son sang. La capitaine serra les poings, pleine d'une nouvelle aversion pour leurs prisonniers.

    - Ça suffit ! Rendez-vous, que cesse cette violence !

    Ils ne comprenaient probablement pas, mais le ton était assez clair sur le sens global.

    63
    Il y a 12 heures

    Eldfryne crut exploser de rire. Qu'ils se rendent ? Et puis quoi encore ? Si cette bonne femme voulait cesser la violance, qu'elle l'arrête toute seule ! Les Moun An'ala ne faisaient que se défendre. Violance contre violance. Cependant, l'Indienne n'était pas idiote. Ils étaient en infériorités maintenant et désarmés qui plus est. Une épée contre vingt, allez savoir pourquoi elle se sentait aussi vulnérable que si elle ne l'avait pas du tout. Enfin, ils ne pouvaient pas combattre. La ruse avait marché jusque là, le rentre dedans était inutile. Mais elle était quand même rigolote cette pirate avec son "que cesse cette violance". Eldfyne se voyait le retranscrire en "baissez les yeux bandes de sauvages et faites les toutous bien gentil pour qu'on nous ligote a nous. Qu'on vous laisse crever de faim et de froid pour vous vendre demain a qui le voudra bien. Aller, futur monnaie, assit. Assit je te dis.". Elle serra les poings et s'approcha de Zammarid, celle qu'elle avait repéré comme était la chef. Elle s'arrêta a distance raisonnable (distance pouvant permettre a la réaction en cas de mouvement agressif de l'autre) et la toisa.

    - Tu seras la première que je viendrais tuer. 

    Le barrage de la langue n'était pas nouveau. Mais elle avait prit soin d'y mettre le ton : serré entre les dents et menaçant. Grognant. La menace pouvait se comprendre. 

    Et qu'elle se laisse attraper sans faire de difficultés ? Et puis quoi encore ? S'ils voulaient les huits derniers, il fallait tout de même se bouger un peu les fesses. 

    64
    Il y a 12 heures

    (Elle a comprit mots pour mots les paroles ?)

    Zamarrid ne sembla pas s'émouvoir du ton menaçant de la femme. Elle en avait connu, des menaces de mort et des promesses de vengeances. Et pour le moment, elle était toujours là. La plupart de ces valeureux vengeurs avaient servis à nourrir les poissons.

    Elle leva la pointe de son sabre en position à la fois menaçante et défensive, pour garder la Mou an'ala à distance. D'un geste de l'autre main, elle incita ses hommes à agir. Ils avaient suffisamment attendu. Il fallait ligoter à nouveau les huit esclaves restés au camps et poursuivre ceux s'étant échappés avant qu'il ne soit trop tard.

    65
    Il y a 11 heures

    (non non. Mais elle a bien compris qu'ils devaient se rendre.) 

    Elle vit les hommes de part et d'autre d'elle agir pour la ligoter a nouveau. Elle ne put envoyer qu'un vilain coup de coude dans le nez d'un avant que l'autre ne lui prenne sa main et son cou pour faire pression dessus. Celui, au nez en sang fit de même et a deux, il l'abaissèrent a genoux pour la mettre hors d'atteinte de donner des coups et la ligoter plus simplement. Elle continuait a remuer, bien que cela ne servait a rien. Maintenant, elle ne quittait plus Zammarid des yeux et la deviseageait durement. Eldfyne n'était pas quelqu'un qui s'abaissait... Sur long terme. 

    66
    Il y a 1 heure

    Tandis que les autres prisonniers restants se faisaient à nouveau attacher, Zamarrid s'approcha de ses deux hommes à terre. Elle prit rapidement le pouds du pirate sanguinolent, par acquis de conscience, et il s'avéra qu'il était vraiment mort. Elle s'approcha ensuite de Marcos, toujours inconscient, qui respirait par à-coup avec l'énergie du désespoir. Au marques visibles sur son cou, le doute n'était plus possible sur la manière dont il avait été neutralisé.

    Elle se redressa et parcouru du regard son équipage à la lumière artificielle de l'élémentaire.

    - Nous venons de perdre plus de la moitié du profit que nous aurions du faire à cette étape. Mais surtout, nous venons de perdre un homme. Un camarade, un compagnon, peut-être un ami proche pour certain d'entre vous...

    Les pirates se regardèrent, mal à l'aise, mais personne ne coupa la capitaine.

    - Je regrette à présent de vous avoir embarqué dans cette affaire, mais nous devons aller jusqu'au bout. Poursuivre les fuyards dans la nuit et le désert serait suicidaire, c'est pourquoi j'enverrais demain une troupe d'hommes armés sur les traces de ceux que l'on pourra ou non récupérer. Dans tout les cas, la poursuite ne devra pas s'éterniser plus de d'une journée.

    Les Mou an'ala n'allait pas survivre longtemps sur le continent de sable. Mais les pirates non plus, et il y avait déjà eut assez de victimes. Encore, il se serait agit d'un abordage... Zamarrid aurait trouvé cela normal. Ou lors de la capture des esclaves, idem. Mais cette nuit, dans ces conditions... non, ç'aurait dû pouvoir être évité.

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